La cour d'assises de la Loire-Atlantique a condamné lundi Didier Barbot à trente ans de réclusion criminelle, et sa maîtresse Stéphanie Livet à vingt-cinq, pour l'assassinat de son épouse Anne en mars 2013 à Vritz (Loire-Atlantique), une peine conforme aux réquisitions de l'avocat général.
"La différence fondamentale, c'est que Didier Barbot a tué sa propre femme, une circonstance aggravante au regard de la loi, alors que Stéphanie Livet a tué sa rivale", avait justifié Pierre Dupire en début de matinée.
Le représentant du ministère public avait également critiqué la "grande mascarade macabre" de l'agriculteur de Vritz après la mort de sa femme, et son "goût certain pour la dramaturgie".
Pierre Dupire avait également accusé cet homme "lâche" et "manipulateur" d'avoir "nourri le harcèlement" dont il se disait victime de la part de sa maîtresse, une femme "égocentrée" qui "utilise la mort de sa fille pour se mettre en avant".
L'avocate de Stéphanie Livet avait pour sa part présenté sa cliente comme une victime de la "lâcheté" et de la "cupidité" de son amant.
Franck Boëzec, l'un des avocats de Didier Barbot, qui s'est refusé à se livrer à un "réquisitoire" contre l'son amante, avait demandé la clémence des jurés pour ces "assassins par accident", qui sont "réadaptables socialement" selon les experts./GF (PressPepper)
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