La ministre démissionnaire de l'Éducation nationale, Nicole Belloubet, avait assuré, avant la rentrée scolaire : « Nous faisons vraiment tout pour qu'il y ait un professeur devant chaque classe. »
Manifestement, cette annonce n'a pas été partout suivie d'effet. Selon le syndicat CGT et sa branche éducation en Mayenne, il manque encore beaucoup d'enseignants dans le département. La Confédération générale du travail déclarait, dimanche 8 septembre 2024 : « À ce jour, dans le second degré, il y a au moins 42 supports enseignants non pourvus rien qu'en Mayenne, ce qui est très loin d'une situation marginale évoquée par la ministre démissionnaire. Dans certains établissements, la situation est critique, l'administration allant même jusqu'à faire appel aux réseaux sociaux pour recruter. »
Cette situation s'illustre en Mayenne dans plusieurs établissements, comme au collège Jean-Rostand, à Château-Gontier. Lors de la réunion de rentrée des parents d'élèves de sixième, lundi 9 septembre 2024, la principale Mireille Pallon a avoué qu'il manque un professeur de français à Jean-Rostand.
Pas de solution à l'horizon
En 2023-2024, c'était pareil. Une professeure de français en congé maternité n'avait pas été remplacée. Les élèves avaient été pénalisés pendant cinq mois, jusqu'au retour de l'enseignante. La principale du collège explique : « La direction de Jean-Rostand est en contact permanent avec le rectorat, au quotidien, pour trouver une solution. » Pour l'instant, aucune perspective de recrutement à l'horizon. Un parent a demandé s'il pouvait être envisagé « de mettre les élèves dans les autres classes, pour les cours de français ». Mireille Pallon a répondu : « Des classes à 50 élèves, ce n'est tout simplement pas possible. »
En 2023-2024, d'autres établissements dans le Sud-Mayenne avaient été touchés par l'absence de professeurs de français : les collèges Paul-Émile-Victor à Château-Gontier, et Alfred-Jarry à Renazé.
La situation allait revenir à la normale au collège Jean-Rostand à Château-Gontier, dès lundi 16 septembre 2024. Dans un courriel, la direction annonçait l'arrivée d'un professeur de français dans l'établissement lequel, toutefois, ne pouvait assurer l'option latin pour les élèves qui l'avaient choisie. Cependant fausse joie, dans un autre message de la direction, lundi à 17 h 45, les parents ont appris que l'enseignant habitant à Laval, n'est pas mobile, et qu'il a trouvé un poste dans sa ville.
L'espace des commentaires est ouvert aux inscrits.
Connectez-vous ou créez un compte pour pouvoir commenter cet article.