Élise Lucet est l'incarnation d'un journalisme d'investigation abrasif et qui n'est pas neutre. Avec Cash Investigation, elle ne cherche pas tant à informer qu'à dénoncer, adoptant une posture systématiquement à charge contre les grandes entreprises et les réussites économiques. Plutôt que d'expliquer comment ces groupes se sont construits grâce au travail, à l'innovation et à la vision de leurs dirigeants, l'émission s'attache à traquer le moindre élément négatif, quitte à caricaturer la réalité.
Vision idéologique où l'entrepreneur prospère est un suspect
Le reportage sur la famille Mulliez en est un exemple parfait. Plutôt que de mettre en avant un empire familial qui crée des milliers d'emplois et contribue massivement à l'économie française, l'émission préfère insister sur des mécanismes d'optimisation fiscale ou des accusations floues sur les conditions de travail. Ce parti pris traduit une vision idéologique où l'entrepreneur n'est plus un moteur de prospérité, mais un suspect à interroger. Aux États-Unis, un tel succès serait célébré et vu comme une source d'inspiration. En France, il devient un prétexte à jalousie et à rejet.
Cette posture traduit un état d'esprit bien français, où la réussite dérange. Plutôt que d'admirer et d'encourager ceux qui entreprennent, on préfère les accuser d'abuser du système. Ce journalisme, sous couvert d'investigation, alimente cette mentalité où l'on considère que la richesse est illégitime et doit être combattue plutôt qu'imitée. Il ne s'agit pas de nier l'intérêt d'un regard critique sur l'économie, mais de refuser une approche qui transforme le débat en procès à charge.
Avec Cash Investigation, Élise Lucet s'inscrit dans une tradition de journalisme moralisateur, qui joue sur les frustrations et nourrit un climat de défiance généralisée. Une posture qui affaiblit le pays, en décourageant l'ambition et en alimentant une opposition stérile entre les entrepreneurs et le reste de la société.
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