Une mère de 28 ans est poursuivie pour ''non-représentation d'enfant à une personne ayant le droit de le réclamer''.
L'affaire passait devant le tribunal mardi 18 février. La jeune femme a déclaré aux enquêteurs qu'elle ne souhaitait plus que son enfant aille chez son père, avec qui elle partage la garde alternée. Le petit garçon a exprimé ne plus vouloir retourner chez son père. La mère a remarqué du sang sur la couche de l'enfant, qui lui aurait confié ne plus vouloir "faire le bain avec papa". Un psychologue a alors conseillé à la jeune femme de déposer plainte. Le contenu de sa plainte était "viol par ascendant", mais le juge a rejeté sa demande et lui a rappelé que le droit de visite devait être respecté.
Les plaintes suivantes pour violence ont également été classées sans suite. Désormais, le père voit l'enfant deux heures, deux fois par mois, en présence d'un éducateur. La procureure évoque un conflit parental porté devant le juge. La magistrate rappelle que les procédures sont traumatisantes pour l'enfant et requiert une peine d'amende pour le délit de non-représentation. L'avocat de la défense soutient que la culpabilité de sa cliente découle du fait que ses plaintes sont restées sans suite. Il affirme que la mère a suivi les recommandations des éducateurs, qui lui ont conseillé de ne pas remettre l'enfant au père, sous peine d'être tenue responsable. Il demande donc sa relaxe. Face à deux versions contradictoires des faits, la présidente a préféré prendre le temps de la réflexion et a mis l'affaire en délibéré au mardi 4 mars.
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