Réunis dans la salle d'activités, lundi 25 février, les résidents de la résidence Douet ont écouté l'exposé d'Albert Delanoue et aussi échangé, racontant leurs souvenirs des chevaux, à Combrée.
Durant de nombreuses années, des courses ont été organisées, d'abord à la Mulotière, de 1904 à 1949, puis au Plessis, de 1949 à 2015. Albert Delanoue a parlé de la famille Maillet, une famille de jockeys : "Il y avait quatorze enfants, sept filles et sept garçons, dont quatre ont été jockeys. Alphonse a gagné un grand nombre de prix. Tout jeune, il voulait être jockey. Sa mère en a parlé à monsieur Veillon de la Garoullaye, organisateur des courses à Combrée. Celui-ci l'a aidé dans son projet. Envoyé à Maisons-Laffitte, il y a fait ses premiers pas."
Josiane Bodard, une des filles Maillet, ajoute qu'un de ses neveux, Yannick Foin, est aujourd'hui à la tête d'une des plus grosses écuries françaises à Maisons-Laffitte. Olivier Pellier, le fils d'Annick Pellier, une autre fille, est dentiste équin et pratique au Japon.
La Mutuelle Chevaline, exemple de solidarité, a été créée en 1946. Les chevaux étaient très chers et indispensables aux travaux agricoles. "Monsieur Juteau perd ses deux juments la même semaine. Il ne peut effectuer ses travaux de printemps. Financièrement, il lui est impossible de racheter deux chevaux. La décision est prise de créer cette mutuelle. Julien Thuet et Joseph Grimaud, aidés du secrétaire de mairie monsieur Chausset, rédigent les statuts."
"C'était la fête, on faisait griller des boudins."
Albert Delanoue a aussi évoqué la revue annuelle des chevaux : " On les fait défiler et, pour vérifier leur état sanitaire, on les fait trotter 100 mètres. Une commission de quatre experts membres de la mutuelle et d'un vétérinaire vérifie s'ils ne sont pas sujets à boiteries ou comportement bizarre. Les chevaux sont estimés, ils ont une valeur de rachat. En cas de perte d'un cheval, on fait appel à cotisation et on rembourse le cheval mort."
Une résidente, Marie-Madeleine Dersoir, née Besnard, ancienne commerçante installée à Combrée, se rappelle la revue des chevaux : "C'était la fête, on faisait griller des boudins. Tout le monde se pressait dans notre charcuterie-épicerie-café ! C'était quelque chose !"
L'arrivée des tracteurs a fait disparaître les chevaux
À Combrée, il y a entre 250 et 300 chevaux à l'époque. Les agriculteurs des communes voisines rejoignent la mutuelle, qui compte jusqu'à 600 chevaux et 255 sociétaires.
En 1972, la Mutuelle Chevaline de Combrée est dissoute : l'arrivée des tracteurs a fait disparaître les chevaux...
Albert Delanoue a exposé des matériels ayant trait au cheval : colliers, lampes de carriole, outils fabriqués par les artisans de Combrée - bourrelier, charron à partir du cuir de Candé...
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