« D’accord, on veut bien discuter et parler de notre mode de vie, mais pas de photo. On n’aime pas être mis en avant. » D’emblée, la conversation avec ce couple issu de la communauté des gens du voyage est ferme. Installés sur un terrain vague au Lion-d’Angers depuis quelques jours, ils préfèrent ne pas être « montrés du doigt parce que normalement on n’a pas le droit de se mettre ici », explique l’un des deux jeunes, à peine la vingtaine.
Comme ils l’admettent eux-mêmes, ce sont des « taiseux ». « Les personnes nous critiquent déjà assez tout le temps », affirme la jeune femme qui joue avec son petit garçon aux cheveux bouclés.
« On n'est pas des voleurs »
Mais pour eux, vivre en nomades, c’est plus qu’un mode de vie : « C’est comme ça. Nos parents sont issus de la communauté des gens du voyage, nos grands-parents aussi. C’est de génération en génération », raconte le couple.
Cette idée de "transmission", c’est ce qu’on cite souvent d’une aire d’accueil à une autre, comme sur celle à la sortie de Segré, direction Nyoiseau.
La suite de l'article à retrouver dans le Haut Anjou du vendredi 3 août 2019, édition papier ou numérique.
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