Le dispositif « Alerte enlèvement » a été déclenché samedi 8 février 2020 dans la soirée pour une fillette de 1 an, Vanille, qui aurait été enlevée par sa mère à Angers vendredi après-midi, a annoncé la police judiciaire.
L’alerte enlèvement indique :
Vanille, de sexe féminin, âgée de 1 an, de type métis, mesurant 1 m, yeux noirs, cheveux couleur brun foncé, courts et frisés, aurait été enlevée à Angers (Maine-et-Loire), 3, rue Lebas le 7 février 2020, vers 17 h 30. Le suspect est sa mère Stephan Nathalie, âgée de 40 ans, vêtue d’une doudoune et d’un legging, et susceptible de se déplacer en transport en commun dans l’agglomération angevine ».
« Si vous localisez l'enfant ou le suspect, n'intervenez pas vous-même, appelez immédiatement le 197, ou envoyez un courriel à : alerte.enlevement@interieur.gouv.fr », précise l'alerte accompagnée d'une photo de l'enfant.
Confiée à l'aide sociale à l'enfance
Nathalie Stéphan, 39 ans, mère de la petite fille âgée d’un an, était accueillie depuis la naissance de sa fille au centre maternel d’Angers, un foyer pour femmes enceintes et mères isolées accompagnées d'enfants de moins de trois ans, ayant besoin d'un soutien matériel et psychologique.
L'enfant a été « placée par le juge des enfants mais la solution d’hébergement (de sa mère, ndlr) a permis à la mère durant un an de voir régulièrement son enfant », a précisé le magistrat à l'AFP.
Le procureur a ajouté qu'« au moment de sa disparition, Nathalie Stephan était libre de sortir avec sa fille mais elle devait en fin de journée la remettre à la référente de l’aide sociale à l’enfance ».
"L’âge de l’enfant et la situation familiale justifient une prise en charge adaptée, médicale et éducative, tant pour l'enfant que pour la mère. Nous avons donc besoin d’entrer en contact rapidement avec Mme Stephan", a-t-il déclaré.
La mère de la petite Vanille « ne dispose pas à notre connaissance de véhicule ni de téléphone », a ajouté le procureur.
Dernière alerte en mai 2019
Le plan « Alerte enlèvement » est un dispositif d'alerte massive et immédiate, déployé pour aider à la recherche d'un enfant présumé enlevé. Il est largement inspiré du plan « Amber Alert », créé au Texas en 1996, après l'enlèvement et l'assassinat de la petite Amber Hagerman.
Adopté en France en février 2006, il consiste à lancer en cas de rapt d'enfant mineur une alerte massive pour mobiliser la population dans la recherche de l'enfant enlevé et de son ravisseur.
Il n'est activé que si plusieurs critères sont réunis: il faut un enlèvement avéré et pas une simple disparition, la victime doit être mineure et son intégrité physique ou sa vie doivent être en danger; des éléments d'information doivent permettre de localiser l'enfant.
Il a été déclenché officiellement pour la première fois le 9 juillet 2006 après la disparition de deux sœurs, Emeline et Mélissa, 8 et 10 ans, en Maine-et-Loire. Cette affaire s'était révélée être une alerte sans objet, les deux fillettes ayant regagné leur domicile une quinzaine d'heures après leur disparition.
La dernière « alerte enlèvement » remonte à mai 2019 pour un garçonnet de 2 ans, Osnachi, victime d'un rapt en plein centre de Marseille. Il avait été retrouvé sain et sauf quelques heures plus tard dans un hôtel de Valence (Drôme) avec l'homme qui l'avait enlevé.
Avec AFP
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