Chaque année, c’est le même cinéma. L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publie ses chiffres du recensement de la population. En ce début 2021, ils présentent un chiffre pour chacune des communes du Sud Mayenne et du Segréen (Maine-et-Loire).
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Alors que chacun y va régulièrement de sa petite analyse, deux questions nous taraudent : à quoi ça sert et est-ce vraiment représentatif de la population de la commune ?
Au-delà de la formalité administrative, les résultats du recensement influent sur le niveau de participation de l’Etat au budget des communes.
Le maire de Château-Gontier-sur-Mayenne, Philippe Henry, avoue regarder ces chiffres avec intérêt.
Dans le Pays de Château-Gontier, cette année, "le solde est positif entre les naissances, les arrivées, les départs et les décès".
A Villiers-Charlemagne, même s’il nuance les chiffres du fait de "l’aspect aléatoire du recensement", le maire, Jacques Sabin, y accorde de l’attention.
"Je regarde la population de ma commune et de l’intercommunalité. J’ai vu que nous sommes en progression. Et il y a effectivement pas mal de biens qui se sont vendus, sans doute en lien avec le confinement".
Un baromètre des tendances
Si ce n’est pas l’alpha et l’oméga, ces données servent d’alerte quand elles baissent.
Etienne Glémot, maire du Lion-d’Angers (Maine-et-Loire), président de la communauté de communes des Vallées du Haut-Anjou, illustre cet aspect :
"Même si tout ne tourne pas autour des chiffres, on y reste très attentifs. Quand il y a une augmentation, tout va bien. C’est quand on observe une baisse de la population qu’il faut se poser les bonnes questions. Dans ce cas, il faut se remettre en question et se dire que la municipalité ne répond pas aux attentes de la population."
Maire de Candé depuis 2020, Pascal Crossouard aussi scrute ces chiffres avec intérêt :
A Candé, le maire expliquerait la petite baisse de population sur cinq ans par "un manque de lotissement et de parcelles disponibles et intéressantes. Ça expliquerait ce petit creux".
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Pour Guy Chesneau, maire de la commune nouvelle de Chenillé-Champteussé, les résultats du recensement n’occasionnent pas de stress particulier :
"En général, nous faisons une réunion pour parler de ces chiffres, pour que chacun donne son avis. De toute façon, il n’y a jamais de grosse évolution chez nous. Ça a baissé et ça s’est ensuite stabilisé."
A noter que les résidents de l’Ehpad Saint-Joseph dans la commune déléguée de Chenillé-Changé sont eux aussi comptabilisés et que leur nombre reste similaire chaque année.
Pour la commune nouvelle des Hauts-d’Anjou, le maire, Maryline Lézé, confie sans ambages :
"Ils sont là, donc on les regarde. Mais c’est surtout ceux de l’avenir qui m’intéresseront davantage pour voir l’impact de cette réforme territoriale qu’est la création de la commune nouvelle. L’objectif étant bien de maintenir l’attractivité de la commune et des services aux habitants."
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