Il est 5 h le 18 janvier 1871, une énorme déflagration secoue la ville de Château-Gontier (Mayenne), une pluie de matériaux s’abat sur l’hôpital, le faubourg et sur une partie de la ville, jusqu’aux promenades.
700 kg de poudre, placés dans le tablier et les piles du pont, ont eu raison de sa solidité. Il n’en reste qu’une ruine. Marcel Samson, féru d’histoire, président de l’association Présence du Haut-Anjou, retrace :
Il y aura deux victimes. Prévenu, l’hôpital a mis à l’abri les malades.
Une ligne de défense avait été organisée pour ralentir l’avancée des Prussiens vers la Loire, les ponts sur la Mayenne étaient minés, et, sur ordre du général Chanzy, ils devaient être démolis.
Une passerelle
La ville de Château-Gontier reste coupée en deux plusieurs jours. L’ingénieur Legras est chargé de construire un pont de bateaux reliant les deux rives entre les ex-bains-douches et le Port-aux-Vins.
La reconstruction du pont est engagée en avril sur le modèle du pont démoli. Les piles et les arches seront surélevées. L’ouvrage est remis en circulation le 16 novembre 1872.
Une passerelle pour piétons est construite entre le quai des Anglais, presque en face de la rue des Trois-Moulins, et la rue Félix-Rigot.
Une voie provisoire sur rail permet l’approvisionnement des blocs de pierre sur le lieu de pose.
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