L’ancien inspecteur de l’Education nationale (IEN) en charge de la circonscription académique d’Ancenis (Loire-Atlantique), qui avait été muté d’office en Mayenne après avoir envoyé des messages « sexistes » à des collègues féminines, a fait appel vendredi 15 janvier 2021 du jugement qui avait été rendu en sa défaveur par le tribunal administratif de Nantes en 2019.
L’intéressé estime que ce « déplacement d’office » à partir de septembre 2017 dans la circonscription Mayenne Sud-Ouest (Craon, Andouillé, Port-Brillet et Renazé) est « disproportionné ».
Des mails et textos "rédigés maladroitements"
Il reconnaît que les « trois courriels et le SMS » mis en avant ont certes été « rédigés maladroitement ».
Son avocat a ainsi porté à la connaissance de la cour administrative d’appel de Nantes, le témoignage d’une de ses anciennes subalternes qui avait apprécié son « côté blagueur ». Cet inspecteur lui avait aussi « apporté son soutien pendant des épreuves ».
Mais le rapporteur public – dont les avis sont souvent suivis par les juges – estime néanmoins que les propos « déplacés » ou « à caractère équivoque » de l’IEN sur les tenues vestimentaires de ses collègues féminines et « l’émoi » qu’elles lui procuraient sont « évidemment fautifs » et justifient une sanction disciplinaire.
Le magistrat a surtout relevé que l’inspecteur de l’Education nationale avait déjà fait l’objet de « mises en garde » par le passé. Ces « faits graves » se sont produits en outre « dans un milieu lié à l’éducation des jeunes qui se doit d’être exemplaire ».
Carrière en berne
« Dix attestations » ont pourtant été produites en défense pour certifier qu’il s’agit d’un homme « agréable », « extrêmement respectueux » et « à l’écoute », a fait observer son avocat. Décoré des Palmes académiques, il était passé auparavant par Châteaubriant et Segré.
« Avec ces trois mails et ce SMS, on brise une carrière : il est aujourd’hui en dépression et ne touche que la moitié de son traitement », a-t-il également appuyé.
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Le ministère de l’Education nationale n’était ni présent ni représenté à l’audience. La cour administrative d’appel de Nantes, qui a mis sa décision en délibéré, rendra son arrêt dans un mois environ.
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