Joëlle Hanot, la gérante du cinéma indépendant Le Palace à Château-Gontier (Mayenne) reconnaît qu'en 2021, les films d’art et essai ont plus souffert que les autres de la crise liée au Covid et au développement des plates-formes comme Netflix.
Un chiffre parle. Seulement 27 millions de dollars de recettes alors que le film en a coûté 100 millions. Le Dernier Duel, un film engagé de Ridley Scott, réalisateur d’Alien, de Thelma et Louise, etc. n’a pas fonctionné à l’automne 2021, malgré la promotion dont il a bénéficié.
Le cinéaste lui aussi l'explique par « un public élevé au téléphone portable. Des millénials (personnes de la génération Y) qui ne veulent jamais apprendre quoi que ce soit à moins que ce ne soit marqué sur leurs smartphones… »
Joëlle Hanot constate dans son cinéma que parmi les 15 à 20 % de spectateurs qui ne sont pas revenus au ciné depuis la réouverture en mai 2021, « certains se sont tournés vers Netflix (comme les jeunes !). D’autres ont peur de revenir à cause du Covid »
Joëlle Hanot tempère.
Il est permis d’espérer.
Des résultats qui donnent de l'espoir
Dans ce contexte, Le Palace, cinéma de province de proximité à Château-Gontier (Mayenne), tire quand même son épingle du jeu.
Gageons que la nouvelle année sera positive pour le cinéma. Au Palace à Château-Gontier, une nouveauté : des cinés échanges sont prévus ainsi qu’un festival du film italien en février 2022.
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